[Conférence/Conference] Au nom de l’Humanité, la vérité sur le monde/ In the name of Humanity, the truth about the world

 

Le mois passé, j’ai eu l’occasion de participer à une conférence géniale, dans laquelle parlait Riccardo Petrella.

Si tu ne sais pas qui est cette personne :

Riccardo Petrella est un politologue et économiste italien. Il a fait des tas de choses dans sa vie, comme notamment enseigner dans des universités. Il a fondé en 1991 le groupe de Lisbonne, composé de 21 membres universitaires, dirigeants d’entreprises, journalistes et responsables culturels avec qui ils promeuvent des analyses critiques des formes actuelles de la mondialisation.

Il est défenseur du droit universel et prioritaire à l’accès à l’eau.

Pour plus d’informations : https://fr.wikipedia.org/wiki/Riccardo_Petrella

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La conférence à laquelle j’ai assisté s’appelle « Au nom de l’humanité ». Elle durait plus d’une heure et après l’avoir entièrement retranscrite, ça prenait 14 pages Word. Il est bien évident que je ne vais pas publier ces 14 pages sinon personne ne va lire l’article (ou du moins pas jusqu’au bout) donc j’ai résumé du mieux que j’ai pu.

Si néanmoins, tu veux lire l’entièreté de la conférence, tu peux me contacter et je te l’enverrai avec plaisir !

Si, par ailleurs, il y a certains principes ou concepts que tu ne comprends, demande-moi et je te répondrai avec plaisir aussi.

J’ai également eu l’occasion d’obtenir son livre, que je n’ai pas encore lu. Si celui-ci m’apporte des informations complémentaires, j’écrirai un deuxième article à ce sujet.


C’est important d’avoir le droit de parole car parler, c’est être libre. Les Américains disent : « Don’t think, act ! » (« Ne pense pas, agis ! ») mais parler déjà une forme fantastique d’action.

Pourquoi changer le monde ? Parce qu’il n’est pas fait pour vivre ensemble. Alors oui, les humains sont capables de vivre ensemble mais pas de vivre avec le reste des habitants de la planète que sont les animaux, les végétaux ou encore les humains qui leur sont « inférieurs », comme les migrants. Dans ce monde, on ne se sent pas considéré par l’autre et nous ne considérons pas l’autre comme un élément fondamental de notre existence.

Cependant, malgré ces conditions, nous sommes, parmi les 7,5 milliards d’habitants, ceux qui pouvons nous considérer comme étant « bien ». Parce qu’on a une maison, de l’eau, la possibilité d’aller à l’école, de l’argent, …

Et si on vit aussi bien, c’est parce qu’à des centaines de kilomètres d’ici, c’est la guerre. Et probablement que le soir, tu vas regarder ces guerres à la télévision comme un fait divers. Les journaux télévisés expliqueront que telle ou telle ville a été bombardée, que nous avons des bateaux de l’OTAN pour nous défendre. Nous défendre de qui ? Des migrants. On fait la guerre aux migrants.

Nous sommes dans une situation de militarisation du monde. Tous les budgets nationaux sociaux sont diminués au profit du budget militaire. On nous fait croire qu’on est dans une économie riche, développée mais on a dépensé au-dessus de nos moyens, on est endetté et donc maintenant, on doit faire attention.

On nous a éduqué à penser que la guerre avait toujours existé et qu’elle existera toujours. On nous dit que la guerre fait partie de la nature humaine et que c’est impossible que les 7,5 milliards d’êtres humains puissent vivre en harmonie.

Donc nous sommes en guerre, avec une économie appartenant aux plus forts, à ceux qui veulent dominer. Et si on demande à un plus jeune de définir l’économie, il répondra « C’est faire de l’argent ».

Si on reprend l’étymologie du mot, économie vient de oykos qui signifie en grec « le lieu de vie » et de nomia qui signifie « norme, règle ». L’économie veut donc dire « les règles du lieu de vie ». Et que fait l’économie actuelle ? Elle détruit ce fameux lieu de vie. Son principe est d’agrandir la richesse individuelle mesurée en termes monétaires. Son objectif est de devenir riche. L’économie qu’on nous enseigne est « comment peut-on augmenter notre pouvoir d’achat ? ». Si tu n’as pas de pouvoir d’achat, si tu n’achètes rien, tu ne sers à rien.

Prenons l’exemple d’une personne âgée vivant seule et qui a une pension de 300€ par mois. A quoi sert-elle ? Elle n’a que 300€, elle est en fin de vie et il faut qu’on s’occupe d’elle. Il vaudrait mieux qu’elle disparaisse. Elle ne peut rien acheter, elle n’est d’aucune utilité à l’économie.

Car tout ce que veut l’économie, c’est extraire. Un être humain est devenu une ressource de laquelle on essaie d’extraire quelque chose, principalement de l’argent ou de la main-d’œuvre. C’est pour cela qu’on nous dit de bien nous former. Parce que pas de formation = pas d’emploi = inutile pour l’économie.

Et l’économie extrait de tout : les arbres, les chats, les humains, toi, … On nous met la pression pour qu’on devienne une source extrayable. Et si on ne l’est pas, on est perdant. Et les perdants n’ont pas de droits. L’économie fait en sorte que pour avoir des droits, il faut le mériter. C’est-à-dire que si tu ne mérites pas le droit d’aller à l’école, tu n’iras pas à l’école. Si tu ne mérites pas le droit d’avoir de l’eau potable, tu n’auras pas d’eau potable.

Il faut essayer d’être le plus compétitif possible. Nous sommes constamment en concurrence. La vie est une série d’obstacles et ceux qui arriveront au bout de ces obstacles seront considérés comme les meilleurs. C’est ça la militarisation du monde. Et cette militarisation est à la source des inégalités.

On nous enseigne que non, les hommes ne naissent pas égaux. Il y en a qui naissent riches, d’autres qui naissent pauvres. Certains naissent avec peu d’intelligence et d’autres avec un QI élevé. D’ailleurs, le marché financier a inventé une catégorie de personnes appelée « NHWI » : HighNet Worth Individuals, c’est-à-dire des individus à haute valeur marchande. Et sur les 7,5 milliards d’humains, seulement 13 millions font partie de cette catégorie. Et si tu n’en fais pas partie, tu es juste le peuple, de la marchandise.

Il semble donc évident qu’il faille changer les choses.

Nous sommes en train d’atteindre ce que les scientifiques appellent « les limites de l’existence ». Par exemple : nous sommes en train d’atteindre des limites au-dessus desquelles le cycle de l’eau n’est plus normal et on risque donc de bouleverser la présente de l’élément eau sur toute la planète Terre.

Jusqu’à présent, la vie sur Terre a disparu plusieurs fois, la dernière extinction remontant à quelques dizaines de milliers d’années et ayant été causée par une météorite. Nous sommes en train de créer, de manière interne, les facteurs qui peuvent nous conduire à une nouvelle extinction massive.

La plupart des gens disent qu’on ne peut rien y faire et qu’il faut s’adapter, car de toute façon, nous sommes une nullité par rapport aux pouvoirs immenses qui dominent la société, aujourd’hui. Donc, de nos jours, la fameuse liberté des êtres humains, c’est simplement de s’adapter.

Par exemple, on dit que d’ici 2070, la température moyenne de l’atmosphère aura augmenté de 2°C. Nous avons alors deux stratégies : la stratégie de mitigation (adoucir les effets du changement climatique actuel) et la stratégie d’adaptation. Personne n’a de stratégie d’arrêt.

Nous devenons alors résilients (résilience = capacité de résister aux épreuves de la vie). Ce concept de résilience a néanmoins une activité positive, c’est-à-dire que non seulement on devient capable de s’adapter à un changement inévitable mais on apporte aussi une réduction des effets négatifs grâce à la mitigation.

Exemple : comparons le Lagos (capitale du Nigeria) qui compte 19 millions d’habitants et les Pays-Bas qui en comptent 18 millions. Il est clair que les conditions de vie des habitants sont beaucoup plus faciles et le niveau de richesse est beaucoup plus élevé aux Pays-Bas qu’au Lagos. En 2070, il est probable que le niveau de la mer augmente entre 33 et 51 centimètres et que la plupart des villes possédant des ports risquent d’être complètement inondées. Aux Pays-Bas, cela fait 15 ans qu’ils ont commencé à investir dans des systèmes de barrages et ils ont l’intention d’investir encore pendant 20 ans, ce qui leur coûtera au total un montant de 2 000 milliards d’euros. La richesse mondiale, l’année passée (2016) était de 72 000 milliards de dollars. Et donc sur 35 ans, un tout petit pays est capable de dépenser 2 000 milliards pour se protéger d’un effet inévitable. Ils se seront adaptés et vivront heureux dans leurs maisons, rouleront toujours à vélo, seront riches.

Entre temps, le Lagos aura disparu. Et au Bangladesh, où il y a 180 millions d’habitants (donc 10x plus), la moitié du territoire sera submergée et le reste disparaitra. Où iront les 180 milions de Bengali d’aujourd’hui qui n’ont pas encore dépensé un euro pour se protéger contre l’augmentation du niveau de la mer parce qu’ils n’ont pas d’argent ? Ils migreront vers chez nous. Et nous on les aidera pour rentrer chez eux. Et s’ils insistent, on leur enverra des missiles pour les empêcher d’entrer dans nos frontières.

C’est à partir de ce moment-là où certains d’entre nous se demandent « Est-ce qu’on peut faire quelque chose ? »

Il faudrait arrêter de parler au nom de la nation, car on nous dit que la sécurité alimentaire, énergétiques de nos pays, de nos nations est fondamentale. Et c’est ainsi qu’on continue à s’accaparer des terres en Afrique, en Amérique Latine, en Asie, par les plus puissants, au nom de la nation, au nom de la compétitivité nationale, au nom de l’économie et donc très clairement, au nom de l’argent qui est en train de tout dominer.

Au lieu de parler au nom de tout cela, pourquoi ne parlerions-nous pas au nom de cette espèce humaine qui habite la planète, au nom de l’humanité ? Oui, c’est vrai, l’humanité n’existe pas en tant que sujet politique, économique, social. Et pourtant, nous sommes des êtres humains et ensemble, nous pourrions agir au niveau mondial.

Pourquoi devrions-nous commencer à agir au nom de l’humanité ? Parce que 3 choses importantes sont arrivées ces derniers temps :

  • Nous avons pris conscience que nous faisons partie d’un tout, d’une humanité et que nous ne sommes pas seulement des Italiens, des Chinois, des Russes, … On sait, par exemple, que l’avenir du paysan indien dépend de nous quand on achète un produit alimentaire plutôt qu’un autre.
  • On a compris que nous, humains, en tant qu’espèce vivante, faisons partie d’une Histoire commune de la vie. On ne peut pas parler d’être humain d’un côté et de nature de l’autre car nous sommes la nature. Par exemple, certains animaux partagent certains de nos gènes avec les humains, comme les cochons (82% des gènes) ou encore les araignées (72% des gènes). Nous n’avons donc aucun droit sur les autres espèces vivantes. Il faudrait donc, un jour, interdire de tuer les animaux (ndlr : CE N’EST PAS MOI QUI AI RAJOUTÉ CETTE PHRASE, IL L’A VRAIMENT DITE !!).
  • La dernière prise de conscience est celle-ci : nous avons pris conscience que l’humain, parmi toutes les espèces vivantes sur la Terre, est le seul qui est capable de détruire celle-ci. Nous sommes responsables de l’entièreté de la vie sur la Terre. On ne peut donc pas programmer l’avenir de notre espèce sans penser aux conséquences que cela pourra avoir sur le reste de la communauté terrestre.

C’est pour ces 3 raisons que nous devons nous efforcer de changer le monde, pour éviter que celui-ci ne court à sa perte. Mais cela ne s’avèrera pas simple car il existe toute une série d’entreprises qui refusent de modifier leur façon de fonctionner.

On dit, par exemple, à Monsanto qu’il ne peut pas utiliser le glyphosate, en tant que pesticide, parce que c’est cancérogène pour tous les êtres vivants. Et que fait Monsanto ? Il dépense des millions d’euros pour acheter les scientifiques afin qu’ils démentent cette information. Et Monsanto se fiche du reste du monde car il a découvert un truc rentable et il continuera à faire ça pour garantir la rentabilité de son entreprise.

Depuis au moins les Temps Modernes, la société est fondée sur le principe que les êtres humains sont libres, qu’on ne peut pas les forcer à vivre ensemble, s’ils ne le veulent pas. C’est pour cela que ces prises de conscience sont très importantes. Il faut produire des conscientisations de tout ce qui vient de se dire dans les écoles et partout ailleurs où il est possible de conscientiser les gens. Cette conscientisation devient donc une source volontaire et libre de mettre en place les processus de restitution qui, à l’heure actuelle, vont nous permettre de vivre ensemble, pas seulement entre humains mais entre toutes les espèces vivantes. C’est un contrat social, un pacte de l’Humanité.

Un pacte de l’Humanité, c’est quoi ? Ce serait dire « Tous les 7,5 milliards d’humains sont nés en égalité de droits et des responsabilités pour garantir la pérennité (continuité) de l’existence de vie de tous les êtres vivants sur la planète ». Et que même si on n’arrivera peut-être pas à empêcher les humains de tuer les animaux, on peut au moins essayer de les convaincre de les tuer dans des conditions beaucoup plus respectueuses, écologiques et sans violence. Il faudrait également sauvegarder les écosystèmes. Il faudrait faire en sorte que le Lagos puisse être aussi résilient que les Pays-Bas, afin qu’il ne soit pas destiné à disparaître.

Nous avons pris toute la richesse du monde sur nos épaules alors nous n’avons pas le droit de dire que nous ne pouvons pas prendre toute la misère du monde aussi.

Et donc, ce pacte doit être fait, même si cela prend 10 ans, voire 100 ans.

Ce pacte peut être décliné en pleins d’autres objectifs. Par exemple, bannir la guerre. Et pour bannir la guerre, il faudrait éliminer toute source d’armes.

Le 7 juillet 2017, 122 pays des Nations-Unies sur 191 ont approuvé un traité international d’interdiction des armes nucléaires. Pourquoi les 70 autres pays, dont la Belgique, n’ont pas accepté ? Parce que ces pays sont membres de l’OTAN et en tant que membre, vous obéissez à la politique militaire de l’OTAN. La Belgique fait partie, avec les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, la Turquie, …, des 7 pays qui accueillent des armes nucléaires étrangères (notamment pour les Etats-Unis). Pour nous défendre de l’ennemi, qui n’est autre que … les terroristes (qui, soit dit en passant, n’ont jamais envahi un seul pays mais on seulement fait des attentats par-ci, par-là, ce qui fait que les armes nucléaires ne seraient d’aucune utilité contre eux).

Et c’est à cause de ces pays qui refusent de signer ce traité que nous n’arrivons pas à interdire les armes nucléaires. Et ça n’a aucun rapport avec le fait que « la guerre soit dans la nature humaine ». C’est parce que l’économie s’est rendu compte que la production d’armes était devenue le deuxième secteur mondial le plus rentable. On continuera donc à en produire même si on ne s’en sert pas. Et même si cette fameuse production coûte très cher, on ne la diminuera pas, non. A la place, on diminuera les dépenses liées à la santé, à l’éducation, au travail, à la sécurité sociale.

La deuxième chose à éradiquer grâce à pacte est la question des inégalités croissantes. On ne nait pas pauvre ou riche, on devient pauvre ou riche. Il n’y a aucune pauvreté dans une naissance. La pauvreté est créée par la société. Il faut donc éliminer de son langage le concept de « pauvreté » pour le remplacer par celui « d’appauvrissement ». On n’est pas pauvre, on s’appauvrit. L’appauvrissement, c’est ne pas être reconnu par la société en tant qu’élément important. C’est être différent parce qu’on a pas la même couleur de peau, pas le même pouvoir d’achat. La distribution des richesses n’est pas une solution contre l’appauvrissement. Il faut concevoir le type de richesse dès le départ.  Si, au départ, on distribue les revenus de manière inégale, on maintiendra l’inégalité. Alors oui, on pourrait distribuer des revenus de base de manière égale à tout le monde mais à quoi cela sert-il si on ne donne pas les services ? Maintenant qu’on n’a plus de sécurité sociale, pourquoi donner de l’argent pour payer le dentiste alors qu’on pourrait donner directement l’accès au service de dentisterie ?

Le revenu de base, c’est l’aumône. C’est donner un peu d’argent aux pauvres pour qu’ils ne soient pas trop dans la merde et qu’ils puissent acheter et donc avoir un peu de pouvoir d’achat. Être citoyen, c’est être consommateur.

Et pour pouvoir changer cela, pour pouvoir bannir la guerre et les inégalités, il faut changer le système financier actuel. Celui-ci est basé sur les principes que les critères de rentabilité financière de toute action doivent être des priorités sur l’humain (d’un point de vue individuel ou collectif). Si quelque chose ne répond pas à l’objectif du rendement le plus élevé, ça n’a pas de valeur.

Et pour cela, il faut savoir les choses, il faut devenir assoiffé d’informations, de connaissance. Parce que si vous ne connaissez pas, vous ne pouvez pas choisir et ce sont les autres, qui prétendent connaître, qui choisiront pour vous. Alors apprenez, car vous êtes capables de choisir pour vous-mêmes et par vous-mêmes.

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Last mont, I had the opportunity to attend a great conference in which talked Riccardo Petrella.

If you don’t know who is that person:

Riccardo Petrella is an Italian political specialist and an economist. He did a lot of things in his life including teaching in universities. I founded in 1991 the Lisbon group that consists of 21 university members, company leaders, journalists and cultural supervisors. Together they promote critical analysises of current forms of globalization.

He’s a defender of the universal and priority right of water access.

For more informations: https://fr.wikipedia.org/wiki/Riccardo_Petrella

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The conference I attended is named “In the name of Humanity”. It lasted more than an hour and after having transposed it, it made 14 Word pages. It’s obvious that I won’t publish that 14 pages or nobody will read the article (or at least not until the end) so I summarized the best I could.

If, however you want to read the whole conference, you can contact me and I’ll send it to you with pleasure!

If otherwise there are some principles or concepts you don’t understand, ask me and I’ll answer you with pleasure too.

I also had the opportunity to get his book. If it brings more information, I will write a second article about this subject.


It’s important to have the right to speak because speaking means being free. Americans say “Don’t think, act!” but speaking is already a great way of action.

Why do we need to change the world? Because it’s not made to live together. Yes, humans can live together but not with the rest of the residents of the planet that are animals, vegetables or also the rest of the humans who are “inferior” like the migrants. In this world, we don’t feel considered by the other and we don’t consider the other as a fundamental element of our existence.

However, despite these conditions, we’re, among the 7,5 billion of residents, those who can consider ourselves as being “well”. Because we have a house, water, the possibility to go to school, money, …

And if we live so good, it’s because at hundreds of kilometers  from here, there is the war. And probably that tonight, you’re going to watch these wars on tv as a minor news item. The news will explain that some city has been bombed, that we have boats of NATO to defend us. Defend of who? Migrants. We’re in war with the migrants.

We’re in a situation of globalization of the world. Each social national budget is decreased in favour of the military budget. They make us believe that we’re in a rich and developed economy but they have spent more than our resources, we’re in debt and now we have to pay attention.

We’re educated to think that war has always existed and that it will always exist. They say that war is a part of the human nature and that it’s impossible that the 7,5 billion of humans can live in harmony.

So we’re in war, with an economy that owe to the stronger, those who want to dominate. And if you ask a younger to define “economy”, they will ask “it’s making money”.

If we take the etymology of the word, economy comes from oykos that means in Greeks “lively place” and nomia that means “norm, rule”. The economy means “rules of the lively place”. And what does the current economy do? It destroys this famous lively place. Its principle is to extend the individual wealth measured in monetary terms. Its goal is to become rich. The economy that they teach us is “how can we increase our purchasing power?” If you don’t have any purchase power, if you don’t buy anything, you are useless.

Take the example of an old person who lives alone and who has a pension of 300 $ a month. What is their utility? They have only 300 $, is at the end of their life and we need to look after them. They should be disappear. They can’t buy anything, they are no utility for the economy.

Because that wants the economy, it’s extracting. A human being is become a resource of what they try to extract something, mainly money or labour. It’s why we have to be well-formed. Because no formation = no job = useless for the economy.

And the economy extract from everything: trees, cats, humans, you … They pu pression on us to make us become an extractable source. And if we aren’t one, we’re losers. And the losers don’t have rights. The economy makes sure that to have rights, you need to deserve it. That means that if you don’t deserve the right to go to school, you won’t go to school. If you don’t deserve the right to have drinkable water, you won’t have drinkable water.

You need to be the most competitive as possible. We’re constantly in competition. Life is a serie of obstacles and those who reach the end of these obstacles will be considered as the best ones. It’s the militarization of the world. And that militarization is the source of the inequalities.

They teach us that no, people don’t born equal. Some are born rich, the others are born poor. Some are born with few intelligence, the others with a high IQ. By the way, the financial market has invented a category of people named “NHWI”: HighNet Worth Individuals, that means individuals with a high market value. And among the 7,5 billion of human beings, only 13 million are a part of this category. And if you aren’t a part of this, you’re just the population, some merchandise.

It’s obvisous that we need to change things.

We’re reaching what scientists call “the existence limits”. For example: we’re reaching the limits above which the water cycle is not normal anymore and we risk to devastate the presence of the element water of the whole planet Earth.

Until now, life on Earth has disappeared several times, the last extinction dating back hundreds of thousands years and being caused by a meteorite. We’re creating, in an internal way, the factors that can drive us to a new massive extinction.

Most of people say that we can’t do anything and that we need to adapt ourselves because, anyway, we’re an inanity in comparison to the huge powers that dominate the society nowadays. Right now, the famous freedom of the human beings is only to adapt.

For example, it seems that by 2070, the average temperature of the atmosphere will increase of 35.6°F. We have two possibilities: the mitigation strategy (to soften the effects of the climate change) and the adaptation strategy. Nobody has a stop strategy.

Then we become resilient (resilience = ability to resist to the ordeals of life). That concept of resilience has however a positive activity, that means that we don’t only become able to adapt ourselves to an inevitable change but we also bring a decrease of the negative effects thanks to the mitigation.

Example: compare Lagos (capital of Nigeria) that counts 19 million of residents and the Netherlands that count 18 million ones. That’s obvious that the conditions of life are easier and the level of wealth a lot higher in the Netherlands than in Lagos. In 2070, it’s probable that the sea level increases between 33 and 51 centimeters and most of the cities with a port will be completely flooded. In the Netherlands, they have begun to invest 15 years ago in systems of flood barriers and they have the intention to still invest during 20 years. That will cost them an amount of 2 000 billion euro. The global wealth last year (2016) was 72 000 billion dollars. So, in 35 years, a very little country can spend 2 000 billion to protect them from an inevitable effect. They will be adapt and they will live happy in their houses, still ride their bikes, will be rich.

In the meantime, Lagos will have disappeared. And in Bangladesh, that has 180 million of residents (10 times more), half of the territory will be submerged and the rest will have disappeared. Where will the 180 million of Bengali of today that don’t have spent one euro yet to protect them against the increase of the sea level because they don’t have any money go? They will migrate towards us. And we will help them to come back to their country. And if they insist, we will send them missiles to prevent them to come in our borders.

It’s since this moment that some of us are wondering “Can we do something?”

We should stop to speak in the name of the nation because they say us that food, energy security of our countries, our nations are fundamental. And it’s why we continue to monopolize grounds in Africa, in Latin America, in Asia, by the most powerful ones, in the name of nation, in the name of national competitivity, in the name of economy and so clearly in the name of money that is dominating everything.

Instead of speaking in the name of all that, why don’t we speak in the name of that human species that live this planet, in the name of humanity? Yes, that’s true, humanity doesn’t exist as a politic, economic, social subject. However, we’re human beings and together, we could act in a global level.

Why should we begin to act in the name of humanity? Because 3 important things are arrived recently:

  • We became aware of that we are a part of a whole, a humanity and that we’re not only Italians, Chinese, Russian, … We know, for example, that the future of the Indian farmer depends on us when we buy a food product instead of another.
  • We understood that us, humans, as a living being, are a part of a common History of life. We can’t talk about human being on a side and nature on another side because we are nature. For example, some animals share some genes with the humans, like the pigs (82% of genes) or spiders (72% of genes). That’s why we don’t have any rights on the other living species. One day, we should forbid to kill animals (editor’s note: I DON’T HAVE ADDED THIS SENTENCE, HE REALLY SAID IT !!).
  • The last awareness is that one: we realized that the human, among all the other living beings on Earth, are the only ones that can be destroy it. We’re responsible of the whole life on Earth. We can’t program the future of our species without thinking of the consequences that could have on the rest of the Earth community.

That’s for these 3 reasons that we have to force us to change the world, to avoid that it’s rushing towards its own destruction. But it won’t be easy because there are a series of companies that don’t want to change their way of working.

We’re saying, for example, to Monsanto, that it can’t use glyphosate as a pesticide because it’s carcinogenic for every living being. And what does Monsanto do? It spends millions of euro to buy scientists who contradicts this information. And Monsanto doesn’t care about the rest of the world because it has discovered a money-making thing so he will continue to do that to guarantee the profitability of the company.

Since at least the Modern Times, the society is founded on the principle that human beings are free, that we can’t force them to live together if they don’t want to. That’s why these conscientisations are very important. We need to produce conscientisations of all that has said here in schools and in every places where it’s possible to conscientise people. That conscientisation becomes a volunteer and free source of putting the fact of living together in place, not only between humans but between every living beings. It’s a social contract, a Humanity pact.

What is a Humanity pact? It should be “Every 7,5 billion of humans are born in equality of rights and responsibilities to guarantee the durability of the existence of life of every living beings on Earth”. And even if we don’t manage to prevent humans to kill animals, we can at least try to convince them to kill animals in more respectful, ecological conditions and without violence. We should save ecosystems. We should make sure that Lagos can be as resilient as the Netherlands, in order that it couldn’t disappear.

We took all the world wealth on our shoulders so we can’t say that we can’t take all the world misery too.

So, that pact has to be made, even if it takes 10 years, even 100 years.

That pact can be declined in full of other goals. For example, ban war. And to ban war, we need to eliminate every arms sources.

On 7 July 20177, 122 countries of the United Nations have approved an international treaty of ban nuclear weapons. Why don’t the 70 other countries, including Belgium, accept? Because these countries are members of the NATO and as a member, you obey to the military politic of the NATO. Belgium is part, with the Netherlands, Germany, Italy, Turkey, … of the 7 countries that have foreign nuclear weapons (especially for the United States). To protect against the enemy that is … the terrorists (who, mentioned in passing have never invade a country but only made attacks here and there so nuclear weapons would be of none utility against them).

That’s because of these countries that refuse to sign this treaty that we can’t manage to forbid nuclear weapons. And it has nothing to do with the fact that “war is in the human nature”. It’s because economy realized that weapons production has become the second more money-making global sector. We continue to produce weapons even if we don’t use them. And even if the production costs a lot of money, we don’t decrease it. Instead, we decrease the spendings linked to health, education, work, social security.

The second thing to eradicate thanks to this pact is the question of growing inequalities. We aren’t born poor or rich, we become poor or rich. There is no poverty in a birth. Poverty is created by the society. We need to eliminate the concept of “poverty” in our language to replace it by “impoverishment”. We aren’t poor, we become impoverished. The impoverishment, it’s being not recognize by the society as an important element. It’s being different because you don’t have the same colour skin, the same purchasing power. The distribution of the wealth is not a solution against the impoverishment. You need to see the kind of wealth since the beginning. If at the beginning, you distribute the incomes in an unequal way, you will hold the inequality. So yes, we could distribute the incomes in an equal way to everyone but what’s the point if we don’t give the services? Now that we don’t have a social security anymore, why giving money to pay the dentist if we can directly give the access to the dentistry service?

The basic income, it’s the charity. It’s giving money to poor people so that they aren’t too in the shit and that they can buy things so have a little purchasing power. Being a citizen is being a consumer.

To change that, to ban war and inequalities, we need to change the current financial system. This one is based on the principles that the financial profitability criterion of every action have to be priorities on the human (on an individual or collective point of view). If something doesn’t answer to the objective of the highest yield, that’s worthless.

And for that, you need to know things, you need to become thirsty for information, for knowledge. Because if you don’t know, you can’t choose and it will be the others, who aim to know, that will choose for you. So, learn, because you are able to choose for yourself and by yourself.

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